30/01/2017

La concertation avec les technocrates, ça sert à quoi ?

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La plupart des chefs qui le sont devenus grâce à leurs brillantes études adorent la concertation, la planification, les réunions et toute une série de processus longs et coûteux qui se terminent en «ion », dont l'intérêt principal est d’aboutir à des décisions frileuses tout en diluant les responsabilités, et donc de se maintenir en place.

Appliqué aux eaux genevoises, cet état d’esprit n’a pas démérité : des réunions ont réuni des gens de tous bords, des indicateurs ont indiqué des milliers de choses, et des études ont conclu qu’il fallait étudier plus. Pendant ce temps, les truites ont disparu du Rhône, les captures dans l’Arve se sont effondrées, et la somme annuelle des poissons capturés dans l’Allondon est inférieure au nombre de prises conservées par un seul pêcheur dans les années quatre-vingts ! Tout cela en une génération !

La conclusion qu’il faut en tirer est simple : la concertation et ses milliers d’heures de travail bénévole n’a servi qu’à accompagner la lente agonie des rivières genevoises.

Autrement dit, les défenseurs des cours d’eau seraient bien inspirés de renoncer à leurs alliances contre-productives avec les pouvoirs en place, et de partir en croisade contre les ennemis de la vie aquatique. Sans cela, il ne restera bientôt rien d’autre que des populations en voie de disparition et des bassins d’élevage pour des truites de pisciculture.

 

Christophe Ebener

13/10/2016

Les truites arc-en-ciel terrassées par les chats de salon

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Bye bye les arc-en-ciel..

Par 118 voix contre 70, le Conseil National a définitivement fermé la porte aux espoirs de ceux qui imaginaient revoir un jour des truites arc-en-ciel dans les cours d’eau suisses.

Une majorité de 118 chats de salon vit donc avec l’idée que la nature est une chose figée qui nécessite qu’on la protège telle quelle plutôt que de laisser à l’esprit humain la possibilité de la gérer intelligemment.

Cette idée est pourtant fausse parce que le monde vivant est en perpétuelle transformation depuis des millions d’années, et qu’il a toujours su profiter de toutes les catastrophes et contingences historiques pour se diversifier, sans direction privilégiée, et sans qu’une quelconque protection humaine n’ait jamais été nécessaire à sa survie ou à son développement.

Elle est même doublement fausse si l’on songe que la présence d’une espèces donnée à tel endroit plutôt qu’à un autre est le fruit du hasard, et non pas l’aboutissement d’un sage dessein ou d’un équilibre vertueux.

 Cette idée est aussi désespérante parce que la libre circulation totale des biens et des personnes, que la plupart de nos chats de salon ont soutenu et soutiennent encore, a conduit à l’installation partout dans le monde de milliers d’espèces exogènes, au hasard et sans aucun contrôle ; un tel phénomène étant mille fois plus préoccupant que l’introduction ciblée et documentée de quelques truites arc-en-ciel dans un cours d’eau.

Enfin, cette idée est navrante car elle revient à reprocher aux romains d’avoir volontairement repeuplé le Léman, il y a deux mille ans, avec des perches, des carpes et des brochets. Espèces que, sauf erreur, nous apprécions à leur juste valeur aujourd’hui.

 Mais l’idée d’une nature infiniment sage, ordonnée et conservatrice a ceci de confortable qu’elle donne le sentiment rassurant que sur un vote, tous les échecs précédents peuvent être oubliés. Au coin du feu, les chats de salon pourront donc se réjouir d’avoir refusé à une truite américaine la possibilité d’exister dans des cours d’eau suisses qu’ils ont pourtant contribué à transformer suffisamment pour que celle-ci soit la dernière à pouvoir y vivre...

On est si bien au coin du feu.

 

Christophe Ebener

29/08/2016

Qui peut bien vouloir la peau de l’Allondon ?

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Le 18 mai 2015, on s’inquiétait ici du captage des eaux de source des petits cours d’eau genevois, qui mettent directement en jeu leur existence.

 Cette année, la sécheresse estivale permet de mettre en évidence un phénomène qui passe la plupart du temps inaperçu sur l’Allondon, cours d’eau emblématique de la pêche genevoise. En période de très basses eaux, comme c’est le cas actuellement, on note en effet des variations quotidiennes du débit de la rivière, dont personne ne s’est pour l’heure préoccupé. Pourtant, on voit clairement sur les sites officiels que la rivière perd la nuit entre 50 et 100 litre par seconde, ce qui représente quasiment le quart de son débit d’étiage ! Or le débit de l’Allondon n’est pas régulé par un barrage. Il y a donc fort à parier que l’eau qui manque soit utilisée en cette période de l’année pour des arrosages. Des arrosages conséquents puisque 250 000 litres d’eau sont prélevés chaque heure dans la rivière.

 L’hypothèse la plus crédible à l’heure actuelle est que cette eau serve à l’arrosage des pelouses de l'un des golfs du pays de Gex, dont les pratiques sont dénoncées depuis des années par les associations de pêcheurs des deux côtés de la frontière.

 Rappelons ici que l’Etat de Genève et les collectivités publiques françaises ont investi il y a une dizaine d’année des dizaines de millions pour améliorer la qualité de l’eau de cette rivière.

On espère donc que les golfeurs genevois qui pratiquent les green du pays de Gex apprécient ce gazon maintenu tendre et vert grâce à une eau first class.

Le contribuable genevois, lui, se demande pourquoi avoir investi autant d’argent pour quelques galets asséchés en plus.

 

Christophe Ebener

11/05/2016

Tout savoir sur la prochaine vidange du Rhône!

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Du 20 au 31 mai aura lieu la vidange des retenues des barrages de Verbois et Chancy-Pougny.

Cette année, les SIG ont établi un nouveau protocole d'abaissement qui devrait, selon eux, largement diminuer l’impact environnemental des vidanges.

Et à en croire les communiqués de l’Etat de Genève, tenant pour l’occasion de la méthode Coué, on semble effectivement se diriger vers un épisode quasiment sans impact sur la faune riveraine et aquatique du Rhône.

Nulle mention, cependant, que la date retenue (fin du printemps), soit l’une des pires possibles : les oiseaux sont en période de nidification, et l’abaissement brutal des lignes d’eau aura un effet significatif sur les femelles qui couvent ou les jeunes fraichement éclos. Il en sera de même pour les castors, dont les adultes en perdition ne pourront certainement pas assurer la survie de leurs jeunes. L’augmentation des vitesses d’écoulement et de la concentration des particules en suspension dans l’eau se traduira une nouvelle fois par la dévalaison ou la mortalité des jeunes poissons, qui auraient pourtant eu plus de chance de survivre si on leur avait laissé quelques mois de croissance supplémentaire.

Contrairement à l’Etat de Genève et aux SIG, la Fédération des Sociétés de Pêche Genevoises s'attend donc à ce que cette vidange ait un impact majeur sur la faune piscicole du Rhône, et s'apprête donc à lancer une opération de surveillance et de communication importante.

Elle invite les pêcheurs et tous les défenseurs du Rhône à communiquer l'ensemble de leurs observations (photos, textes, vidéos) en utilisant le hashtag #vidange2016 sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter, de manière à organiser et rendre visible leurs témoignages aux médias et à toutes les personnes intéressées.

Elle offrira café et croissants à tous ceux qui accepteront d’être les sentinelles du Rhône le samedi 21 mai dès 8h à l’étang des Touvières. Dès 10h, elle organisera une conférence de presse pour faire le point de la situation.

La surveillance de cette vidange est particulièrement importante cette année car en cas d'échec des SIG et de l’Etat de Genève à préserver les richesses naturelles du Rhône, il ne restera pas d'autre solution à la Fédération des Sociétés de Pêche Genevoise que de s'opposer systématiquement aux prochaines vidanges.

Christophe Ebener

 

25/02/2016

IL n'y a plus de truites dans les Eaux Chaudes et Froides, alors que tout a été tenté… sauf le tir des harles!

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Depuis plusieurs décennies maintenant, le Fishing Club Genève et la Fine Equipe, deux sociétés de pêche genevoises, travaillent d’arrache-pied sur deux petits ruisseaux qui se jettent dans l’Allondon, dans la région de Russin. Cet investissement a pour unique but d’offrir aux truites qui remontent ces ruisseaux des conditions de reproduction et de croissance optimales. Les jeunes poissons sont ensuite remis dans l’Allondon, de manière à soutenir de la meilleure des manières ce cours d’eau emblématique de la nature genevoise, qui peine à maintenir sa population de truites sauvages.

Dans les années 80, une nasse posée à l’embouchure de l’un de ces petits ruisseaux recensait en une seule nuit jusqu'à cent poissons adultes!

Depuis des années ce chiffre est en chute libre. Cet automne, seuls quelques poissons sont remontés frayer dans ces ruisseaux…

Pourtant, quasiment aucune truite n’a été prélevée par les pêcheurs du canton depuis 5 ans, car un arrêté limite drastiquement la capture de ces poissons.

Plus de 100 millions ont également été investi par la France et la Suisse pour débarrasser l ‘Allondon de son principal rejet polluant.

Alors, que reste-t-il à l’action humaine pour renverser cette tendance déprimante ?

Cesser le développement urbain sur le bassin versant de l’Allondon n’est pas réaliste. Interdire les micropolluants en France et en Suisse relève d'interventions au parlement, et la Fédération Suisse de Pêche est déjà active sur le sujet.

Il reste un domaine sur lequel nous pouvons agir : documenter la prédation des oiseaux piscivores sur les jeunes poissons, via l'analyse des contenus stomacaux. Le tir de quelques harles s’avère donc indispensable.

 

Christophe Ebener

08/02/2016

Pourquoi il ne faut pas interdire les néonicotinoïdes !

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Ils sont suspectés de faire disparaître à large échelle les insectes de nos campagnes, et sont probablement responsables de la chute dramatique des populations d’insectes et crustacés aquatiques dont se nourrissent la plupart de nos poissons.

Eux, ce sont les néonicotinoïdes, des pesticides dix mille fois plus puissants que le DDT, et dont il suffit d’enrober une graine pour que la plante dans sa totalité soit rendue toxique pour les insectes durant toute une saison !

 Présentés en grandes pompes par l’industrie agro-chimique en raison de leur faible toxicité pour les vertébrés, certains d’entre eux sont pourtant déjà interdits en raison de leur très forts impacts sur les sols, les cours d’eau et la santé humaine !

 Mobiliser des ressources humaines et financières pour favoriser leur interdiction reviendrait cependant à épuiser ces dernières pour rien ! En effet, les néonicotinoïdes sont déjà de vieilles molécules. L’industrie a eu largement le temps de développer leurs successeurs, et elle n’attend que leur interdiction pour mettre les suivantes sur le marché.

 Ce qu’il faut en réalité, c’est rendre les procédures d’homologation de ces molécules toxiques pour l’environnement beaucoup plus exigeantes. Car jusqu’à présent, la charge de prouver des dommages sur l’environnement revient prioritairement aux collectivités publiques ou à la société civile. Qui s’épuisent à rechercher des financements alors qu’elles ont toujours un train de retard.

Le problème est donc éminemment politique, et il ne sera résolu que si il existe dans ce pays une majorité pour offrir au monde agricole des produits que ces derniers pourraient utiliser sans prendre le risque d’anéantir leur sol, les eaux qui s’en échappent, et les cours d’eau vers lesquelles elles mènent.

 

Christophe Ebener

09/12/2015

Le climat change. La nature aussi. A quand une adaptation des lois sur la pêche et sur la chasse ?

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Ce n’est un secret pour personne, la température moyenne en Suisse augmente et la répartition des précipitations s’écarte de ce que nous avons connu par le passé. Ces changements, qui s’inscrivent sur le long terme, ne sont pas sans incidence sur les conditions d’existence des poissons qui peuplent nos cours d’eau.

Ainsi, certaines rivières, telle l’Allondon, passent progressivement d’un régime nival à un régime pluvial. En d’autres termes, cela signifie que leur débit dépend de la fréquence et de l’intensité des pluies, alors qu’il était auparavant régulé par le rythme de la fonte des neiges. A cela s’ajoute bien sûr l’imperméabilisation croissante des sols, (routes, habitations,…) qui amplifie encore ce phénomène.

Les poissons ont donc changé d’environnement sur un rythme largement plus rapide que celui auquel ils ont fait face par le passé. En quelques décennies, leur habitat s’est virtuellement déplacé de plusieurs centaines de kilomètres vers le sud, et la plupart de nos petits cours d’eau sont maintenant méditerranéens : les débits varient très rapidement, et les périodes sans pluie se traduisent par des étiages plus étendus et plus sévères que par le passé. Là encore, ce phénomène est amplifié par les activités humaines, le plus souvent très gourmandes en eau (que l’on songe aux tonnes d’eau que demandent les arrosages continus des golfs du bassin genevois en période de canicule).

Pourtant, la loi sur la pêche repose toujours sur l’idée conservatrice et passéiste selon laquelle les espèces en place doivent être maintenue coûte que coûte, et gérée de sorte à ne pas interférer avec le fonctionnement naturel des écosystèmes. Le principe a au moins le mérite d’être clair, simple et sans risque : renaturons les cours d’eau, touchons le moins possible aux poissons, et ils reviendront par eux mêmes ! Ainsi, les alevins qui servent à repeupler les cours d’eau dans lesquels la reproduction naturelle fonctionne mal doivent impérativement provenir de géniteurs issus du même bassin versant que le cours d’eau cible. Même si actuellement il serait tentant, par exemple, de voir comment des truites issues du bassin méditerranéen se comportent dans nos cours d’eau en pleine transformation.

Mais surtout, cette loi apparait en décalage avec la réalité du terrain. Ainsi, même si le canton de Genève a été le pionnier de la renaturation des cours d’eau en Suisse, force est de reconnaître que nos cours d’eau ne sont pas le portrait de ce qu’ils étaient il y a un siècle. Qui peut penser que la vallée de l’Arve perdra ses habitants, ou que les besoins en eau et en territoire reviendront à ce qu’ils étaient il y a à 50 ans ?

Les truites arc-en-ciel, qu’on verrait pourtant bien vivre dans l’Arve de 2016, ne sont donc pas prêtes d’y être ré-introduites.. Les oiseaux piscivores, quant à eux, jouissent toujours de la protection de la loi sur la chasse. Protection qui serait elle aussi compréhensible si nos cours d’eau étaient aussi productifs qu’en 1950.

On est donc en droit d’attendre du législateur qu’il adapte les lois fédérales sur la pêche et sur la chasse à ce qu’est la Suisse du XXI siècle : un territoire totalement humanisé qui a transformé en profondeur et de manière irréversible le fonctionnement écologique de la plupart de nos cours d’eau.

Or, cette loi n’offre actuellement aux gestionnaires que la promesse romantique qu’un jour le monde reviendra à ce qu’il était auparavant.

Les choses pourraient cependant évoluer, car avec un conseil national majoritairement à droite, on peut s’attendre à ce qu’une vision laïque et humaniste de la nature l’emporte. Les pêcheurs seraient donc bien avisés d’entrer rapidement dans le jeu politique si ils souhaitent avoir dans un avenir proche un arsenal législatif compatible avec la survie de la pêche de loisir.

Christophe Ebener

13/11/2015

Truites du Léman aux PCB : un fiasco qui pourrait se reproduire !

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Il n’aura échappé à personne que certaines truites lacustres du Léman sont contaminées, tout comme les ombles chevalier, par des PCB. En conséquence, les chimistes cantonaux ont décidé d’interdire leur commercialisation par les pêcheurs professionnels dès qu’elles atteignent 54 centimètres. Car une fois cette taille atteinte, elles ont pu accumuler suffisamment de ces micropolluants dans leur tissu adipeux pour dépasser les valeurs des nouvelles normes en vigueur, plus sévères que par le passé. Ce problème concerne les truites et les ombles parce que ces deux espèces sont particulièrement grasses, et que les individus que l’on consomme sont souvent de taille respectable, et donc âgés.

Pour le reste, féras, perches et écrevisses sont quasiment exemptes de PCB, ce qui justifie pleinement d’en consommer régulièrement.

Bref, du côté de la santé humaine, pas d’inquiétude à avoir, sinon que les normes ont ceci d’aberrant que celui qui consomme souvent des ombles ou des truites de taille modeste, donc commercialisables, pourrait accumuler dans ses cellules graisseuses plus de PCB que celui qui mange un filet de truite lacustre de 55 centimètre une fois par année, alors que celles-ci sont désormais interdites à la vente!

 Cette interdiction est néanmoins désastreuse à plusieurs titres :

 D’une part, comme elle condamne de facto une fraction non négligeable du revenu des pêcheurs professionnels, on aurait aimé voir les chimistes cantonaux inclure les pêcheurs professionnels dans le processus décisionnel, et communiquer positivement sur le fait que les espèces les plus recherchées par les gastronomes (perches et feras) sont parfaitement consommables. Par ailleurs, le prix élevé des analyses (plus de mille francs par poisson) limite forcément le nombre d’espèces qui sont testées pour les PCB. Qu’en est-il alors des barbeaux et des silures du Rhône, qu’une fraction des pêcheurs genevois consomme régulièrement ? A l’heure actuelle, aucune recommandation n’émane du chimiste cantonal.

D’autre part, elle ne s’attaque pas aux causes de la contamination, se bornant à interdire la commercialisation des espèces touchées et à promettre des investigations dans le futur. Pourtant, des sources de pollutions sont connues, telle l’ancienne décharge de Dyvonne par exemple, dont les eaux d’infiltration se jettent directement dans la Versoix, sans pour autant que l'assainissement soit programmé...

Enfin, elle témoigne avec cynisme des pratiques désastreuses des autorités fédérales et du conseil national en matière de lutte contre les micropolluants , qui consistent à tolérer encore aujourd’hui que l’on relâche dans l’environnement, parfois en quantité industrielle, des centaines de substances dont on est incapable de prédire l’impact  sur l’environnement et la santé humaine.

Ainsi, alors que les PCB ont été utilisé jusque dans les années 80, c’est encore maintenant que nous en payons le prix. Sur les cinq espèces de poissons les plus pêchées dans le Léman, 2 sont désormais jugées impropres à la consommation !

Or, depuis les années 80, rien n’a réellement changé. Les procédures d’homologations sont toujours aussi permissives pour les nombreuses substances qui sont relâchées dans la nature. Exemple parmi tant d’autres, celui des néonicotinoïdes. Ces pesticides, dix mille fois plus puissants que le DDT, sont relâchés par tonnes dans nos campagnes alors que les preuves de leur toxicité sont chaque jour plus nombreuses.

Demain peut-être, deux ou trois espèces supplémentaires de poissons pourraient donc être interdites de consommation. La mécanique est implacable, et doit être combattue.

 

Christophe Ebener