09/12/2015

Le climat change. La nature aussi. A quand une adaptation des lois sur la pêche et sur la chasse ?

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Ce n’est un secret pour personne, la température moyenne en Suisse augmente et la répartition des précipitations s’écarte de ce que nous avons connu par le passé. Ces changements, qui s’inscrivent sur le long terme, ne sont pas sans incidence sur les conditions d’existence des poissons qui peuplent nos cours d’eau.

Ainsi, certaines rivières, telle l’Allondon, passent progressivement d’un régime nival à un régime pluvial. En d’autres termes, cela signifie que leur débit dépend de la fréquence et de l’intensité des pluies, alors qu’il était auparavant régulé par le rythme de la fonte des neiges. A cela s’ajoute bien sûr l’imperméabilisation croissante des sols, (routes, habitations,…) qui amplifie encore ce phénomène.

Les poissons ont donc changé d’environnement sur un rythme largement plus rapide que celui auquel ils ont fait face par le passé. En quelques décennies, leur habitat s’est virtuellement déplacé de plusieurs centaines de kilomètres vers le sud, et la plupart de nos petits cours d’eau sont maintenant méditerranéens : les débits varient très rapidement, et les périodes sans pluie se traduisent par des étiages plus étendus et plus sévères que par le passé. Là encore, ce phénomène est amplifié par les activités humaines, le plus souvent très gourmandes en eau (que l’on songe aux tonnes d’eau que demandent les arrosages continus des golfs du bassin genevois en période de canicule).

Pourtant, la loi sur la pêche repose toujours sur l’idée conservatrice et passéiste selon laquelle les espèces en place doivent être maintenue coûte que coûte, et gérée de sorte à ne pas interférer avec le fonctionnement naturel des écosystèmes. Le principe a au moins le mérite d’être clair, simple et sans risque : renaturons les cours d’eau, touchons le moins possible aux poissons, et ils reviendront par eux mêmes ! Ainsi, les alevins qui servent à repeupler les cours d’eau dans lesquels la reproduction naturelle fonctionne mal doivent impérativement provenir de géniteurs issus du même bassin versant que le cours d’eau cible. Même si actuellement il serait tentant, par exemple, de voir comment des truites issues du bassin méditerranéen se comportent dans nos cours d’eau en pleine transformation.

Mais surtout, cette loi apparait en décalage avec la réalité du terrain. Ainsi, même si le canton de Genève a été le pionnier de la renaturation des cours d’eau en Suisse, force est de reconnaître que nos cours d’eau ne sont pas le portrait de ce qu’ils étaient il y a un siècle. Qui peut penser que la vallée de l’Arve perdra ses habitants, ou que les besoins en eau et en territoire reviendront à ce qu’ils étaient il y a à 50 ans ?

Les truites arc-en-ciel, qu’on verrait pourtant bien vivre dans l’Arve de 2016, ne sont donc pas prêtes d’y être ré-introduites.. Les oiseaux piscivores, quant à eux, jouissent toujours de la protection de la loi sur la chasse. Protection qui serait elle aussi compréhensible si nos cours d’eau étaient aussi productifs qu’en 1950.

On est donc en droit d’attendre du législateur qu’il adapte les lois fédérales sur la pêche et sur la chasse à ce qu’est la Suisse du XXI siècle : un territoire totalement humanisé qui a transformé en profondeur et de manière irréversible le fonctionnement écologique de la plupart de nos cours d’eau.

Or, cette loi n’offre actuellement aux gestionnaires que la promesse romantique qu’un jour le monde reviendra à ce qu’il était auparavant.

Les choses pourraient cependant évoluer, car avec un conseil national majoritairement à droite, on peut s’attendre à ce qu’une vision laïque et humaniste de la nature l’emporte. Les pêcheurs seraient donc bien avisés d’entrer rapidement dans le jeu politique si ils souhaitent avoir dans un avenir proche un arsenal législatif compatible avec la survie de la pêche de loisir.

Christophe Ebener

13/11/2015

Truites du Léman aux PCB : un fiasco qui pourrait se reproduire !

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Il n’aura échappé à personne que certaines truites lacustres du Léman sont contaminées, tout comme les ombles chevalier, par des PCB. En conséquence, les chimistes cantonaux ont décidé d’interdire leur commercialisation par les pêcheurs professionnels dès qu’elles atteignent 54 centimètres. Car une fois cette taille atteinte, elles ont pu accumuler suffisamment de ces micropolluants dans leur tissu adipeux pour dépasser les valeurs des nouvelles normes en vigueur, plus sévères que par le passé. Ce problème concerne les truites et les ombles parce que ces deux espèces sont particulièrement grasses, et que les individus que l’on consomme sont souvent de taille respectable, et donc âgés.

Pour le reste, féras, perches et écrevisses sont quasiment exemptes de PCB, ce qui justifie pleinement d’en consommer régulièrement.

Bref, du côté de la santé humaine, pas d’inquiétude à avoir, sinon que les normes ont ceci d’aberrant que celui qui consomme souvent des ombles ou des truites de taille modeste, donc commercialisables, pourrait accumuler dans ses cellules graisseuses plus de PCB que celui qui mange un filet de truite lacustre de 55 centimètre une fois par année, alors que celles-ci sont désormais interdites à la vente!

 Cette interdiction est néanmoins désastreuse à plusieurs titres :

 D’une part, comme elle condamne de facto une fraction non négligeable du revenu des pêcheurs professionnels, on aurait aimé voir les chimistes cantonaux inclure les pêcheurs professionnels dans le processus décisionnel, et communiquer positivement sur le fait que les espèces les plus recherchées par les gastronomes (perches et feras) sont parfaitement consommables. Par ailleurs, le prix élevé des analyses (plus de mille francs par poisson) limite forcément le nombre d’espèces qui sont testées pour les PCB. Qu’en est-il alors des barbeaux et des silures du Rhône, qu’une fraction des pêcheurs genevois consomme régulièrement ? A l’heure actuelle, aucune recommandation n’émane du chimiste cantonal.

D’autre part, elle ne s’attaque pas aux causes de la contamination, se bornant à interdire la commercialisation des espèces touchées et à promettre des investigations dans le futur. Pourtant, des sources de pollutions sont connues, telle l’ancienne décharge de Dyvonne par exemple, dont les eaux d’infiltration se jettent directement dans la Versoix, sans pour autant que l'assainissement soit programmé...

Enfin, elle témoigne avec cynisme des pratiques désastreuses des autorités fédérales et du conseil national en matière de lutte contre les micropolluants , qui consistent à tolérer encore aujourd’hui que l’on relâche dans l’environnement, parfois en quantité industrielle, des centaines de substances dont on est incapable de prédire l’impact  sur l’environnement et la santé humaine.

Ainsi, alors que les PCB ont été utilisé jusque dans les années 80, c’est encore maintenant que nous en payons le prix. Sur les cinq espèces de poissons les plus pêchées dans le Léman, 2 sont désormais jugées impropres à la consommation !

Or, depuis les années 80, rien n’a réellement changé. Les procédures d’homologations sont toujours aussi permissives pour les nombreuses substances qui sont relâchées dans la nature. Exemple parmi tant d’autres, celui des néonicotinoïdes. Ces pesticides, dix mille fois plus puissants que le DDT, sont relâchés par tonnes dans nos campagnes alors que les preuves de leur toxicité sont chaque jour plus nombreuses.

Demain peut-être, deux ou trois espèces supplémentaires de poissons pourraient donc être interdites de consommation. La mécanique est implacable, et doit être combattue.

 

Christophe Ebener

01/10/2015

Faut-il laisser tomber les salmonidés ?

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Ils sont nombreux, les amis de la nature,  à ne pas comprendre pourquoi les pêcheurs s’acharnent à rechercher des poissons qui disparaissent pourtant petit à petit de nos cours d’eau.

Il est vrai que les truites et les ombres, à de rares exceptions près, ne se portent pas très bien, en Suisse et en Europe d’ailleurs.

 Il est vrai également que d’autres poissons s’installent progressivement à leur place, tels les barbeaux et les chevesnes, et occupent avec abondance des secteurs dans lesquels on trouvait auparavant des salmonidés.

Il est encore vrai que manger ces poissons est parfaitement recommandable sur le plan écotoxicologique et culinaire. Ces poissons oubliés, bien que nécessitant un certain travail pour leur préparation, sont en effet largement supérieurs, sur le plan gustatif, à ces immondes pangasus qui ont envahi nos supermarchés.

 Seulement voilà,  laisser tomber les salmonidés, c’est renoncer à l’exigence de cours d’eau capable de les héberger. C’est enterrer l’idée que le combat associatif et politique en faveur de rivières aux eaux claires et limpides est possible. C’est subir la lente dégradation des écosystèmes les plus fragiles plutôt que de lutter pour qu’ils restent fonctionnels.

Les pêcheurs ne renonceront  donc pas à la pêche aux salmonidés et continueront leur combat pour que développement économique et environnement de qualité restent compatibles.

Christophe Ebener

04/09/2015

Pêche genevoise : les actions à mener

 

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A l’heure où les cours d’eau du canton se retrouvent quasiment à sec, il est plus que temps d'agir pour développer la pêche genevoise.

Mais avant toute chose, force est d'admettre que des actions fortes en faveur des cours d’eau et des poissons, en particulier les salmonidés, seront déjà nécessaires pour maintenir la situation actuelle. Le statut quo ne ferait en effet qu’accompagner la baisse régulière des captures et de la fréquentation des cours d’eau, dont la productivité naturelle semble, à de rares exceptions près, baisser.

La situation est néanmoins plus favorable à l’action que jamais. D’une part, la nouvelle loi sur la protection des eaux (LEAux), issue de l’initiative Eaux Vivantes de la Fédération Suisse de Pêche,  impose aux cantons d’assainir leurs cours d’eau, et fournit une partie des fonds nécessaires. D’autre part, et c’est une excellente nouvelle, les associations faitières de la pêche genevoise prévoient  de se réunir en une seule entité, ce qui augmentera leur visibilité, et renforcera à coup sûr leurs revendications.  

Des actions, justement, il est déjà possible d'en planifier à court terme. Ainsi la pêche de loisir sera maintenue sur les cours d'eau dégradés, comme c'est la cas actuellement, grâce a des repeuplements réguliers en poissons surdensitaires. Cependant, le projet du Geneva Street Fishing, qui ambitionne de poser des cages de grossissements sous le bâtiment des forces motrices, devrait en améliorer grandement le bilan écologique : plutôt que d’être nourris avec des farines de poissons, qui participent à la surexploitation des océans, ces poissons seraient grossis dans des cages alimentées avec l’eau du  Rhône, qu’on espère suffisamment riche en aliments pour leur permettre d’atteindre une taille raisonnable. Parallèlement  un soutient important à la reproduction naturelle sur l’Allondon et la Versoix devrait pouvoir être mis sur pied prochainement, à partir des géniteurs de ces deux cours d’eau. Des projets en ce sens sont en cours et les acteurs de ces projets transfrontaliers se sont déjà réunis à plusieurs reprises pour faire avancer ce dossier. En ce qui concerne les ombres, les géniteurs de la Versoix continueront à produire des jeunes dans la pisciculture de Thonon, mais la Commission de la Pêche pousse la DGNP à envisager un programme important de production d’ombrets pour l’Arve, dont la pêche automnale pourrait ainsi être grandement valorisée. A condition toutefois que la nouvelle STEP de Villette puisse rapidement entrer en service, et épurer enfin correctement les eaux usées de la rive gauche.

A court terme également, la connexion entre le Rhône et le Léman devrait pouvoir s’améliorer. Le cycle d’ouverture et de fermeture des écluses du barrage du Seujet devrait en effet être optimisé afin de libérer au maximum le passage des poissons, le temps qu’une échelle à poissons fonctionnelle puisse être réalisée sur ce barrage. Comme ce dernier point est une priorité aussi bien pour l’Etat que pour les SIG, il est permis d’espérer.

Par ailleurs, la renaturation de l ’Allondon, dont les sous berges sont la plupart du temps en dehors de l'eau en raison de l’enfoncement du lit de la rivière, devient prioritaire. Les suivis piscicoles ont en effet confirmé que là ou il y a de l’habitat, on trouve des densités de poissons largement supérieures à celle des autres tronçons.

Le moyen terme est quant à lui l’intervalle de temps durant lequel des projets cruciaux pour l’avenir de la pêche genevoise se feront, ou ne se feront pas !

Premièrement,  SIG, canton et Confédération devront décider si oui ou non ils souhaitent se donner les moyens d’assainir le Rhône, tant au niveau des éclusées que de la libre circulation des poissons. Des données fiables, issues du projet interreg, montreront prochainement à quel point une passe à poissons fonctionnelle sur le Seujet et une rivière de contournement du barrage de Verbois sont nécessaires. Un abandon de la production du courant de pointe, qui se traduirait par une diminution spectaculaire des variations journalières du débit du Rhône, est une mesure importante que la confédération pourrait, d’après nos informations, soutenir financièrement. Cette mesure, fondamentale si l’on souhaite se rapprocher d’un fonctionnement naturel du Rhône dépend des SIG, qui ont seuls la compétence de demander son financement auprès de la Confédération.

Deuxièmement, si l’on veut maintenir la pêche à Genève, encore faut-il qu’il y ait de l’eau dans nos rivières ! A l ‘évidence, les données publiées récemment par la Communauté de Communes du Genevois n’ont pas eu sur les autorités politiques la portée qu’on était en droit d’espérer . Car le manque d’eau chronique dans nos petits cours d’eau n’est pas une fatalité : il est dû aux captages des eaux de source et des pompages en France voisine ! Un tiers des débits, et parfois largement plus, est capté directement à la source des petites rivières genevoises. Il est donc parfaitement possible d’envisager des progrès majeurs dans ce domaine, en invitant les communes concernées à alimenter leur réseau d’eau potable avec l’eau de la nappe phréatique. La détermination des pêcheurs et de la Commission de la Pêche sera donc cruciale pour faire avancer ce sujet devant les autorités politiques.

Enfin, le contrat de rivière de la communauté de commune du Pays de Gex, qui comprend les bassins versants de la Versoix et de l’Allondon, intègre des mesures positives pour la qualité et la quantité d’eau de ces deux rivières emblématiques de la nature genevoise. Les pêcheurs ne peuvent que s’en réjouir, mais comme le financement de ces mesures n’est pour l’instant pas garanti, la vigilance reste de mise.

On constate donc qu’il reste du pain sur la planche, d’autant plus que le libre accès aux rives des cours d’eau et la gestion des oiseaux piscivores sont des problèmes qui devront encore être résolus. Il n’en demeure pas moins que l’assainissement du Rhône, les repeuplements et la lutte contre les pompages et le captage des eaux de source sont des priorités qui méritent un investissement total des pêcheurs, des SIG et des autorités. Si ces chantiers sont abordés avec une volonté conjointe de réussir, alors nul doute que la pêche genevoise pourra se développer à l’avenir.

 

Christophe Ebener

18/05/2015

Bientôt des Oueds à Genève ?

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Imaginez un petit vallon avec de beaux galets blancs et une flaque d’eau de temps à autre. Ici s’écoulait ce printemps la Drize, l’un des cours d’eau riche en truites du canton. Ailleurs, le même spectacle : les cours d’eau genevois sont à sec !

Vous n’êtes pas dans le cauchemar d’un polytraumatisé du réchauffement climatique, mais bien à Genève, en été 2017, et le réchauffement climatique n’y est pas pour grand chose.

Car l’eau n’a pas disparu, mais elle est captée directement à sa source par les communes françaises et ré-injectée ensuite dans le circuit d’eau potable. Un peu plus bas, des pompages retirent l’eau restante pour arroser les précieuses pelouses que les golfeurs genevois aiment tellement arpenter…

Ne nous y trompons pas, ce scénario est parfaitement réaliste, car déjà à l’heure actuelle, environ 30% des débits d’étiage (et parfois nettement plus!) sont captés directement à la sources des petits cours d’eau genevois, auxquels s’ajoutent d’innombrables pompages,  comme vient de le préciser une récente étude commanditée par la Communauté de Commune du Genevois.

Sauver les petits cours d’eau genevois d’une mise à sec annuel ne semble pourtant pas une tâche impossible à surmonter, puisqu’il suffirait que les communes concernées puisent leur eau dans la nappe du Léman, quasi illimitée.

Elle nécessiterait cependant une politique transfrontalière de l’eau volontariste, et force est d’admettre qu’elle ne l'est pas actuellement.

C.Ebener

 

Les SIG peuvent sauver le Rhône !

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Dimanche soir, le Rhône est une rivière calme, qui s’écoule paresseusement entre les immeubles de la ville. Le lundi matin, ce cours d’eau a changé de visage : le débit est multiplié par cinq ou six, et un puissant fleuve déverse ses flots le long des quais. Chaque jour ce scénario se répète : lorsque la demande en courant électrique est faible, les SIG stockent l’eau en amont du barrage du Seujet. Lorsque la demande augmente, et le prix  de l’électricité avec, les vannes du barrage du Seujet s’ouvrent brutalement, pour donner aux turbines du barrage de Verbois la possibilité de produire du courant supplémentaire.

 L’impact de ces tsunamis quotidiens est immense et perturbe fortement la vie des espèces sauvages dans le Rhône. Pire, il limite drastiquement la possibilité d’améliorer la situation, car la plupart des mesures d’assainissement sont incompatibles avec ces brutales variations de débit.

Or, avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la protection des Eaux, conséquence directe de l’initiative Eaux Vivantes de la Fédération Suisse de Pêche, il existe actuellement une occasion historique de sauver le Rhône !

Cette loi permet en effet aux exploitant, dans ce cas particulier les SIG, de demander à un fond spécial, financé par swissgrid (le gestionnaire du réseau de transport d’électricité suisse) le rachat des éclusées ! L’idée derrière ce principe est très simple : si les SIG gagnent 5 millions avec ces éclusées destructrices, alors le fond de swissgrid leur verse ces 5 millions, et les SIG cessent les éclusées.

Pourtant, cette mécanique  bien huilée pourrait, et c’est hautement regrettable, ne pas se produire.Notamment parce que la production d’électricité du barrage de Verbois est à l’heure actuelle, m’a-t-on dit,  le seul moyen de gérer les variations journalières et imprévisibles de la production d'électricité solaire !!! Et comme la planification cantonale indique un accroissement constant de la part du solaire, et qu’il n’y a pas de plan B, c’est sur l’hydro-électrique, et donc sur le statu quo, que comptent les SIG.

Il n’est pourtant pas tolérable d’accepter plus longtemps que ce fleuve fantastique, émissaire de l’un des plus grands lacs européens,  soit sacrifié alors que des solutions alternatives existent.

 Aujourd’hui, une opportunité unique se présente pour sauver le Rhône. La Commission de la Pêche ne s’y est pas trompée, et a publiquement pris position, à l’unanimité, pour que les SIG demandent à Swissgrid le rachat des  éclusées du Rhône.

C.Ebener