29/08/2018

Cours d’eau genevois : pas de bavure SVP !

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Les petits cours d’eau genevois, en particulier ceux qui voient leur eau confisquée par les communes françaises, sont en étiage extrême. La Drize, l’Aire ou la Laire, ne sont plus que des filets d’eau, dans lesquels s’écoulent moins de 20 litres par seconde! Dans ces conditions, la température de l’eau est également très élevée, et le taux d’oxygène dissout à son minimum, plaçant de nombreux organismes aquatiques à la limite de la survie.

A l’image de ce qui s’est produit dernièrement dans la Biorde, le moindre déversement d’eau de nettoyage ou de rinçage dans les grilles d’égout se traduit immanquablement par la destruction immédiate de toute la faune qui a résisté jusque là.

L’occasion de rappeler, à nouveau, que les bouches d’évacuation des eaux pluviales, nos fameuses grilles d’égout, s’écoulent pour la plupart directement dans nos cours d’eau, et que chaque année, elles sont à l’origine de pollutions sévères.

Jusqu’à aujourd’hui, il semble qu’aucun incident majeur ne soit à déplorer dans le canton. Poursuivons donc la vigilance en ces moments critiques !

Le temps, l’espoir est permis semble-t-il, qu’une véritable politique transfrontalière de l’eau se mette en place, après dix longues années d’immobilisme politique, pour qu’enfin l’eau qui manque si cruellement à nos rivières leur soit rendue !

 

Christophe Ebener

 

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Débits journaliers enregistrés le lundi 28.08.2018 exprimés en pourcentage du débit caractéristique d’étiage Q347. Le débit d’étiage Q347 représente le débit atteint ou dépassé en moyenne 347 jours par an, ce qui signifie que l'on se situe en moyenne 18 jours par an au-dessous. A noter toutefois que ce débit d’étiage représente une norme ambiguë et questionnable, puisqu’il ne fait que suivre l’abaissement problématique des débits moyen au cours du temps…

 

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