23/03/2018

Oui, la disparition annoncée des oiseaux est une bonne nouvelle !

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L’absence d’une réaction politique forte à l’annonce, attendue, de la disparition probable des oiseaux dans nos campagnes est parfaitement logique, car elle s’inscrit dans une tendance, à l’œuvre malheureusement depuis des décennies, qui fait de la nature un espace abstrait dans lequel les émotions et la justice sociale, piliers historiques et fondateurs des mouvements de protection de l’environnement, n’ont plus droit de cité ! Etonnant, alors que c’est l’inégale exposition aux risques environnementaux et aux pollutions qui a fait naître ces mobilisations, à l’origine donc populaires !

Depuis, il faut reconnaître que la situation a bien changé. La protection de l’environnement et de la biodiversité est devenue une affaire de spécialistes, dans laquelle la diversité des liens et des relations que nous tissons avec le monde vivant n’est plus prise en compte.

Par exemple, on expliquera à tel ou tel pêcheur que son combat en faveur de cours d’eau libres et propres n’est légitime que si il renonce à y soutenir la pêche avec des poissons non indigènes... Où on dira à cette association d’habitants que sa pétition, qui s’oppose à l’abattage de platanes, est inutile, puisqu’une haie vive va être plantée quelques kilomètres plus loin, en compensation.

Et pourtant ! Les truites, qu’elles soient européennes ou américaines, ou nos platanes hybrides, introduits en Europe au XVIII è siècle, réunissent autour d’eux bien plus d’énergie positive et de sympathie que l’inconnu Spirlin, ou la disparue Pirole en ombrelle.

Heureusement, avec la disparition annoncée des oiseaux, ce n’est cette fois plus la nature abstraite de tel ou tel universitaire qui est en jeu, mais, enfin, nos émotions et nos représentations symboliques. La crainte d’un printemps silencieux est universelle, et s’adresse autant à notre raison qu’à nos cœurs.

Dans la rue, lorsque mes amis pêcheurs et moi-même récoltons des signatures pour l'initiative future3,  les gens, pressés et agacés par les élections genevoises, s’arrêtent pourtant tous à l’évocation d’un printemps sans chant d’oiseaux. En une journée, certaines fédérations cantonales récoltent ainsi plus de trois milles signatures.

La disparition annoncée des oiseaux est donc une bonne nouvelle. Elle rappelle aux intellos et aux conservateurs de la nature que leur combat ne sera gagné que lorsqu’ils intégreront les facettes sociales et culturelles de la nature. Ces dernières sont une arme mobilisatrice, et pas une perversion qu’il faut combattre!

 Les oiseaux disparaissent. Grâce à eux, et à ce qu’ils représentent, une lame de fond est en train de naître Un lien lumineux s’est enfin allumé entre nous tous et le monde vivant.

Le pouvoir en place a-t-il conscience du tsunami qui va s’abattre ?

 

Christophe Ebener

Commentaires

L`écosysteme est en danger. Apres les insectes (y compris les abeilles) c`est au tour des oiseaux, effet de domino oblige. Apres, ce sera au tour des mammiferes et il serait bon de se rappeler que nous en faisons partie. Les multinationales agricoles s`en fichent, seul compte la maximisation du profit et donc pas question de renoncer aux pesticides a haute dose, en particulier les néonicotinoides. Les politiciens, pour la pupart, sont trop laches pour s`opposer frontalement aux puissances de l`argent pendant que les écologistes tentent de livrer des combats d`arriere-garde. Sans vouloir faire dans le catastrophisme, ca sent le roussi.

Écrit par : JJ | 23/03/2018

Je n'attends plus que le moment où les physiciens de pointe seront obligés de valider les conclusions d'une fange marginalisée de leurs dignes représentants qui suggèrent que la nature est plus mentale que physique. Comme semblent le confirmer les découvertes de la mécanique quantique depuis Neumann.
Nous ferons ainsi d'une pierre deux coups en comprenant les questions de non-localité qui permettent la modification instantanée, et donc bien plus rapide que la vitesse de la lumière, d'une particule soeur envoyée à des lieues de sa contrepartie. Et nous réaliserons enfin un bout de la magie de l'univers qui devrait nous permettre de respecter, voire vénérer sans religiosité malsaine, la nature. Le seul endroit à des années lumières qui abrite la vie et qui nous permet de nous épanouir.
Le XXIe sera spirituel où il ne sera pas.

Écrit par : Pierre Jenni | 23/03/2018

Par grands froids comme ce fut ,les oiseaux ne se risquent pas aux microbes
Comme nous il sont un instinct de conservation et chez nous il y en a énormément
Ils ont leurs cycles de reproduction tout comme l'humain
En tous cas ente geais ,tourterelles de Turquie ,Pies ,pinson ,corneilles et autres merles et Cie on a droit aux chants du printemps afin de tenir tête aux catastrophistes oubliant que le béton ayant remplacé les arbres n'encourage pas à nicher
En suivant votre raisonnement on ne peut que s'étonner du fait qu'à l'époque de nos grands parents puis nos parents ou les pesticide étaient à la mode jamais autant de chants d'oiseaux nous ont accompagné sur le chemin de l'école ,comme quoi !
Et puis peut-être que ceux ne venant plus ont trouvé d'autres endroits ou il y a moins de rouspétances pour nicher et enchanter les habitants qui ne font pas un caca nerveux pour 3 fois rien
Et ce n'est pas en ayant le regard fixé sur un iPhone ou Pad à la journée qu'on peut juger sainement d'une situation
La a nature fait peut être désormais comme tous les humains trop souvent contrôlés pendant leur jeunesse ,elle donne du fil à retordre aux statistiques
Bonne journée

Écrit par : lovejoie | 24/03/2018

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