02/03/2018

Malgré l’idolâtrie du renouvelable, venez signer la pétition des pêcheurs genevois !

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C’est une nouvelle religion, ou quoi ? A chaque fois que le mot est prononcé, il n’est plus permis d’émettre la moindre critique. Il faut croire que l’énergie, lorsqu’elle est renouvelable, est forcément pure et parée des meilleures intentions.

Même lorsqu’elle démolit les 25 kilomètres de rives du Rhône genevois, et qu’elle confine les milliers de baigneurs du canton aux quelques pontons de la Jonction.

Pourquoi ne faudrait-il pas la remettre en cause, cette énergie renouvelable, lorsqu’elle fait du Rhône un si triste émissaire du Léman, pourtant riche et productif ?

Renouvelable ou pas, l’énergie est produite par des grands groupes industriels, qui obéissent à des contraintes économiques et politiques, et à ce titre, elle mérite que les citoyens la considèrent avec un œil critique. Par exemple, les variations rapides et imprévisibles du débit du Rhône, déclenchées par le barrage du Seujet, ne permettent pas de produire plus de courant électrique. Elles visent simplement à produire ce courant au moment où la rentabilité économique est la plus élevée !

Pour quelques millions chaque année, les genevois sont donc sensés faire de leur fleuve une vue de l’esprit, sans espoir de pouvoir y aménager un jour des plages ou des buvettes. Combien de fois avez-vous plongés vos pieds dans l’eau fraîche du Rhône, en dehors de l’espace minuscule de la Jonction ? Probablement jamais.

Combien de frayères de truites lacustres avez-vous compté cet automne ? De zones annexes propices à nos oiseaux ou à nos batraciens ? Elles se comptent sur les doigts de la main, car un fleuve qui voit chaque jour son débit passer du simple au quintuple n’est pas un fleuve favorable à la diversité biologique.

De cette situation, les pêcheurs ont assez. Pas fous, ils ne s’opposent pas à l’énergie hydroélectrique en tant que telle, mais seulement à la manière brutale dont celle-ci est produite par les Services Industriels de Genève Parce que quelques dixièmes de pourcent de leur chiffre d’affaire ne justifient pas qu’on fasse du Rhône genevois un canal escarpé, dont ni la nature ni les humains ne peuvent profiter.

Ils ont donc lancé une pétition, qui demande l’arrêt des éclusées du Rhône.

Amis de la nature et de la baignade, il est temps de la signer sur monrhone.ch!

 

Christophe Ebener

 

 

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