20/11/2017

Nature de demain : tout reste à inventer !

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Le travail est, semble-t-il, terminé. Le département de l’environnement, des transports et de l'agriculture a divisé par deux le nombre de collaborateurs du service de la renaturation des cours d’eau, et laisse maintenant les millions s’accumuler sur le fond qui la finance.

A croire que, une fois les premiers baigneurs de la plage Cramer arrivés, il n’y aura plus de béton à démolir, de rives à aménager, ou de nature à construire.

A quelques pas de la direction générale du département, des kilomètres de rives rectilignes et d’eau fraîche inaccessible n’attendent pourtant qu’une vision politique pour s’offrir aux genevois et à la nature.

Des terrasses aux embruns glacés, des bisses serpentant entre des aires de jeux, des baignades à la bernoise, des poissons au centre ville, ou encore des zones inondables pour les ornithos et les herpétologues, tout cela est sous leurs yeux, possible, réalisable, finançable.

Une telle avancée pour la nature et les citadins de ce canton ne dépend même pas d’une idéologie politique ou d’un parti. Elle ne tient qu’à l’abandon pur et simple d’une frontière imaginaire. Celle que nos décideurs ont artificiellement tracée entre la nature et la culture, et qu’ils ont maintenant la plus grande peine à faire disparaître de leur tête.

Et pourtant ! La nature a sa place dans nos villes, et certains milieux naturels de nos campagnes mériteraient d’être transformés pour optimiser leur capacité à accueillir la diversité biologique et les citadins.

Un tel renversement de tendance, où tout est à faire et où rien n’est terminé, nécessitera, on s’en doute, de se libérer des chaînes qui ont lourdement contribué à maintenir le statu quo et l’inaction de ces dernières années, voir à proclamer qu’en termes de nature, tout a été fait.

Je proposerai donc ces prochaines semaines quelques textes qui nous inciterons, du moins je l’espère, à réfléchir plus librement à la nature de demain.

 

Christophe Ebener

17/11/2017

Que Sami Kanaan montre ses seins!

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Génial, Sami Kanaan a décidé, en bon chat de salon, qu’il ne fallait pas arbitrer. Seins nus contre burkini. Les deux portant visiblement les mêmes valeurs de liberté, on verra dorénavant l’un et l’autre dans ses piscines.

De facto, il valide donc le fait que ce qui n’est pas caché est offert, même à l’heure du bain ! Et donne raison à tous ceux qui estiment qu’une paire de fesses ou de seins par trop visible est soit une provocation, soit une invitation silencieuse à un coït rapide. 

Que ceux qui trouvent mes paroles exagérées tentent le coup, et passent une journée en montrant leurs rondeurs, et on verra, face à la lourdeur des regards et aux remarques salaces d’une caste d'abrutis qui se sent de plus en plus légitimée à se comporter dans l’espace public genevois comme elle le ferait dans les lieux les plus conservateurs du machisme méditerranéen, si ils ont encore envie de recommencer !

De mon côté, j’irai, encore plus qu’avant, nager à poil dans des piscines privées en compagnie de seins nus que personne, valeureux vestige de mai 68, n’aurait à l’esprit de considérer comme un blasphème ou une provocation sexuelle.

De leur côté, les électrices de Sami Kanaan continueront à devoir cacher leurs formes sous des pulls en laine et des vestes trop grandes pour elles dans les bus et les trains de nuit.

Il y a des jours où on est content de ne pas être socialiste !

 

Christophe Ebener